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Projet pour la 8ème édition du Cinémaligre : "Roulez jeunesse" - Jeunesse rebelle

vendredi 25 février 2011

 ?D’UN CINÉMALIGRE À L’AUTRE ?

C’est pour porter un regard original sur son quartier que la Commune Libre d’Aligre, association des habitants du quartier d’Aligre, a organisé en septembre 2004 le premier festival de cinéma « Cinémaligre ». À travers les thèmes de chaque édition « Du marché local au marché global », « La ville comme bien commun », « De l’étal à l’assiette », « Les utopies du quotidien », « Mémoires d’Aligre Mémoire en mouvement », « Vivre ensemble, autrement », et en 2010 « Désobéissance », le Cinémaligre aborde des questions de notre temps qui trouvent résonance dans le quotidien des habitants d’Aligre, des sujets concernant la vie du quartier et qui permettent aussi de penser le monde. Le Cinémaligre est une manifestation multiforme insérée dans son quartier. Imaginatif, créatif, festif, le festival s’autorise un large éventail d’initiatives : projections, ciné-concert, ciné-goûter, expositions, performances, spectacle ou repas. La réussite du Cinémaligre repose sur la convergence d’une multitude de talents, d’enthousiasmes et d’inventions. Programmation, organisation, technique et événement sont le fait des habitants eux-mêmes. Action commune permettant à chacun de s’exprimer et de prendre plaisir à être ensemble. Le Cinémaligre est ainsi une oeuvre de réappropriation collective de la culture dans sa diversité, à l’encontre d’une consommation passive et standardisée et à l’opposé d’une vision élitiste de la culture. À la fois fête et interrogation, il s’empare de la culture dans son sens le plus large, expression artistique bien sûr, mais aussi modes de vie, droits fondamentaux, systèmes de valeur, traditions ? Ensemble, les participants au festival cherchent à décrypter et à comprendre les enjeux de société.

 ?LE THÈME DU FESTIVAL 2011 : ROULEZ JEUNESSE !

Où allez-vous jeunes gens, où allez-vous, étudiants, qui battez les rues, manifestant, jetant au milieu de nos discordes la bravoure et l’espoir de vos vingt ans ?Nous allons à l’humanité, à la vérité, à la justice ! Émile Zola, Lettre à la jeunesse, 1897

Promptes à passer à l’action quand les adultes murmurent encore, les jeunes pousses insoumises ont fréquemment montré le chemin de la révolte et de l’honneur à une société trop souvent apathique. Les exemples ne manquent pas partout dans le monde. En France, de la Résistance aux grands mouvements sociaux comme mai-juin 1968. À toutes les époques, la jeunesse a payé un lourd tribut à la liberté. Toujours, les oppresseurs haïssent les adolescents réfractaires, les teenagers indociles, les jeunes révoltés ? présumés coupables du désir de vivre une vie pleine et entière. À l’heure où en France, les jeunes enfants sont soupçonnés d’être de futurs délinquants, et que la jeunesse de banlieue est considérée comme l’ennemi intérieur, la Commune Libre d’Aligre à travers son festival de films veut rendre hommage à la jeunesse et mettre en avant les ferments de rébellion et d ?avant-garde qu’elle contient. La programmation cherchera à illustrer par des films positifs, opiniâtres et inventifs l’apport de la jeunesse pour toute société à travers différents axes :

 ? La jeunesse comme porteuse du changement, des nouvelles idées, des remises en question

 ? La place de la jeunesse dans notre société (question de la représentation par exemple et de l’espace public aussi...) et comment elle est perçue (les zazous ! classes dangereuses, les blousons noirs, les bandes...)

 ? Comment elle est perçue dans d’autres sociétés

 ? La répression des jeunes (lors des derniers mouvements sociaux par exemple...)et comment on les fait rentrer dans des cases, la norme...

 ? Et pour finir : quant des jeunes prennent la caméra !

Lors du dernier Cinémaligre sur le thème de la désobéissance, nous avons constaté la présence d ?un large public de jeunes venus assister aux projections et participer aux débats. Par ailleurs, le café associatif « la Commune », que la Commune Libre d’Aligre a ouvert il y a trois ans, attire aussi une population jeune, force de propositions, organisant des soirées repas, débats, projections, spectacles etc., trouvant au sein de ce lieu un espace d’expression et de réflexion. C’est aussi pour poursuivre le dialogue avec cette jeunesse active et concernée que la Commune Libre d’Aligre veut consacrer son festival de films à « la jeunesse rebelle ». Une manière de lui donner la parole, de discuter des angoisses et des espoirs qui l’animent, de faire connaître ses luttes et ses modes d ?actions. Le Cinémaligre 2011, avec son titre « Roulez Jeunesse », se veut ainsi un encouragement aux luttes, aux enthousiasmes et aux résistances portées par les jeunes pour une société plus juste et un avenir plus riant. Loin de vouloir établir un portrait sociologique de la jeunesse, le Cinémaligre se fera se rejoindre les aspirations de toutes les générations à travers l’image d’une jeunesse battante et courageuse dans une société qui lui est on ne peut plus hostile.

 ?PROGRAMMATION

 ? Un festival préparé par les habitants

Le café associatif « La Commune » est devenu un carrefour de cultures, où se retrouvent des habitants du quartier de tout âge, de toutes origines socioculturelles. Le Cinémaligre profite de cette richesse de rencontres pour contribuer à la construction de nouvelles sociabilités au sein du quartier. Le projet est développé en commun dans une gestion collective. Les habitants du quartier sont invités à participer à la programmation et à l’organisation du festival. Une réunion mensuelle de préparation se tient au Café Associatif « La Commune ». Elle est annoncée sur le programme du café et ouverte à tous. Chacun est amené à proposer des films, à donner son avis, à débattre autour du thème, afin de construire ainsi collectivement la programmation. Sur la base ouverte du thème arrêté en commun, ce travail collectif doit nourrir le projet, le faire évoluer au gré des échanges, l’enrichir à chaque étape de préparation.

 ? Un programme exigeant

Comme chaque année, le Cinémaligre mêlera les genres : films de fiction, films documentaires, films expérimentaux et films artistiques composeront une programmation éclectique et cohérente , en proposant sur certaines séances des rencontres et débats pour poursuivre la réflexion amorcée par la projection ; Il s ?agira à la fois de faire la part belle à des filmographies rares ou inédites, tout en proposant aussi des formats plus conventionnels et des classiques incontournables. Cette année, nous prévoyons des temps impartis à des films courts, supports de luttes, d ?actions, de manifestations, fi lms témoins tournés et montés « à l’arrache » souvent par de jeunes réalisateurs amateurs grâce à du matériel léger tel que petites caméras, appareils photo offrant une fonction vidéo, téléphones portables, et qui circulent sans relâche immédiatement après l’événement sur Internet. Le Cinémaligre rendra donc compte sur grand écran de ce phénomène nouveau, souvent à l ?initiative de jeunes vidéastes, qui apporte une nouvelle dimension à la description de l’actualité hors des chemins battus des grands médias. Enfin, nous voulons également explorer les formes cinématographiques et filmiques propres à la jeunesse. À l’heure du multimédia et de la toute-puissance de l’image, les jeunes sont les premiers à maîtriser et à s’emparer des nouvelles technologies, utilisant tous types de supports et de matériels, comme moyens d’expressions créatifs fictifs ou documentaires. Le Cinémaligre tentera de montrer cette utilisation innovante de l’image filmée, à la fois d’un point de vue technique et narratif.

 ? Quelques idées de films - programmation en cours et pas du tout terminée

Résistance :

- Rêve Général, Julia Laurenceau, 2008, France, 63’, doc., Le mouvement anti-CPE à l ?Université Marc Bloch de Strasbourg.

- (G)rève général(e), Matthieu Chatellier et Daniela De Felice, 2008, France, 97’, doc., Au moment du CPE, une partie de la jeunesse se révolte contre la précarisation de ses conditions de vie.

- On est pas des steaks hachés, Anne Galand,2005, France,54’ doc., les 40 jeunes employés d’un McDo, pour la plupart petits Beurs et Blacks de banlieue, vont tenir tête au géant de la restauration rapide, jusqu’à la victoire !

- Les raisons de la colère, Samuel Luret et Alain Bertho, 2010 France, doc., 52 ?, il souffle sur la planète un vent de révolte inédit par son ampleur. Enquête en Grèce, au Danemark et en Chine.

- Avoir 20 ans dans les Aurès, René Vautier,1972, France, 1h40,Fict., Un groupe de Bretons réfractaires et pacifistes est envoyé en Algérie.

- Les tortues volent aussi, Bahman Ghobadi, 2005,Iran, France 1h40 fict., Dans un village du Kurdistan irakien, La guerre s ?approche. Un jeune garçon mutilé, en fait la prédiction ?

- La petite marchande de soleil, Djibril Mambety Diop, 1998, Sénégal, 43 ?, fict., l’histoire d’une jeune fille à mobilité réduite qui, pour survivre et ne plus faire la manche, cherche un travail .

- If, Lindsay Anderson, 1968, GB, 1h51, fic, Des lycéens anglais se révoltent violemment contre le système éducatif et la discipline de fer de leur établissement. Jeunes de banlieue

- Le Bruit, l ?odeur et quelques étoiles, Eric Pittard, 2002, France, 105 ?, doc., Opéradocumentaire, pour comprendre comment un jeune est mort dans une cité avec les Zebda pour la partie musicale.

- Les bandes mon quartier et moi Atisso Médessou ,2010 France 52’, doc., Enquête sur la manière dont les bandes se forment et s’organisent par un enfant des quartiers d’Evry et Courcouronnes.

- Le thé au harem d’Archimède, Mehdi Charef, 1984, France ,1h50, fict., Pat le Français et Madjid le Beur tentent de survivre dans la cité, faisant les 400 coups, vivant d’expédients.

- Les coeurs verts, Edouard Luntz,1966, France,1h30, fict., De jeunes délinquants tout juste sortis de prison tentent leur réinsertion, tourné à Nanterrele filmallie un réalisme sans complaisance à de fulgurantes échappées poétiques.

- L’Esquive, Abdellatif Kechiche, 2002, France,1h57 fict., Un groupe d’adolescents d’une cité répète un passage de la pièce « Jeux de l’amour et du hasard » de Marivaux ;

- Ma 6t va craquer, Jean-François Richet, 1997, France,1h45, fict., refusés à l’entrée d’une soirée hip-hop, des jeunes brûlent une voiture La police intervient. Un flic tire. Malik meurt. Les jeunes de la cité se révoltent.

Musique de Jeunes

- 93 Label rebelle, JP Thorn, 2010, France, 73’ doc, Uun demi-siècle de résistance musicale en Seine-Saint-Denis

- Music Partisans, Miroslaw Dembinski, 2007, 52 ?, doc., Biélorussie. De jeunes groupes de rock s ?opposent au régime de terreur de Lukashenko, président depuis 1994.

- Musique rebelle Americas, Marie Boti et Malcom Guy, 2004, Canada/Chili, 75 ?, doc., Par le biais de groupes d’artistes, pénétration au coeur d’un continent en bouleversement.

- Dead on Arrival (DOA), Lech Kowalski ,1980,1h35 Etats unis , doc., L’unique tournée américaine des Sex Pistols en janvier 1978, Un témoignage rare et précieux sur les dernières années d’un mouvement punk.

L ?âge des possibles

- Trainspotting, Danny Boyle, 1996, GB, 1h33, fict. Les aventures tragi-comiques de Mark Renton, junkie d’Edimbourg, qui va tenter de se séparer de sa bande de copains, losers, menteurs, psychopathes et voleurs.

- The Breakfast Club, John Hughes, 1985, USA, 1h32, fict., Cinq lycéens en colle discutent, se déchirent et se trouvent plus de points communs qu’ils ne pensaient.

- L’âge des possibles, Pascale Ferran,1995, France, 1h45, doc., La réalisatrice a été chargée de réaliser un film avec dix élèves comédiens :portrait de cette période critique de l’existence.

- Le petit voleur, Erick Zonca, 1998, France, 1h53,fict., Un jeune apprenti boulanger se retrouve livré à lui-même après s’être fait licencier.
- La vie rêvée des anges, Erick Zonca,1998, France,1h53, fict. Isa, vingt ans, rencontre Marie, vingt ans également, solitaire, comme elle, mais sauvage, écorchée, révoltée contre sa condition sociale.

- Les petites Marguerites Vera Chytilova ,1966, Tchécoslovaquie 1h30 fict., Pour deux jeunes filles « Puisque tout dégénère dans le monde, nous serons dégénérées, nous aussi ? », et le font avec un humour dévastateur.

- Samia, Philippe Faucon, 2000, France, 1h13, fict., Samia, 15 ans, a de plus en plus de mal à supporter le poids des traditions et de la morale liée aux croyances de sa famille.

Enfants terribles

- Les mistons, Francois Truffaut, 1958, France, 18 ?,fict., Dans le sud de la France, à Nîmes, une bande de gamins jaloux (les mistons) rend la vie impossible à un couple d’amoureux

- Taking off, Milos Forman, 1970, USA, 1h33,fict., Un père part retrouver sa fille fugueuse à travers Manhattan, il découvre toute une population déviante ?

- L’eau froide, Olivier Assayas,1994, France, 1h32, fict., Christine et Gilles sont élèves de la même classe. Enfants de parents divorcés, ils sont livrés à eux-mêmes.

- À bout de course, Sidney Lumet, 1988, USA, 1h55, fict., D’anciens militants contre la guerre du Vietnam. vives cachés. Leur fils vit mal cette situation de mensonge.

- J’ai tué ma mère, Xavier Dolan 2009, Québec, 1h40, fict. Hubert n ?aime pas sa mère.

- Une histoire d’amour, Guy Lefranc, 1951 France, fict. Dernier film de Louis Jouvet en 1951. Comment les enfants peuvent ils échapper au destin que leur parents leurs trace ?

- Head on, Fatih Akin, 2004 Allemagne, 2h01, fic., Pour fuir sa famille, Sibel Güner, une jeune immigrée turque installée en Allemagne, se marie avec un désoeuvré, Cahit Tomruk.

- De battre mon coeur s’est arrêté, Jacques Audiard, 2004, France, 107 ? fict., Un jeune doit choisir entre suivre la trace de son père petit malfrat véreux ou celle de sa mère concertiste...

- Buffalo ’66, Vincent Gallo, 1998, USA,1h40 fic., A peine sorti de prison pour un larcin misérable, Billy Brown doit tenir tête à ses parents qui le croient marié.

Amours rebelles

- Masculin- Feminin, Jean-Luc Godard,1966, Suède France, 1h50, fict, . selon Godard, "un film dit de "jeunes" sur des jeunes gens".

- Contes cruels de la jeunesse, Nagisa Oshima, 1960, Japon, 1h36, fict., Un amour ambigu mais profond entre 2 jeunes , sentiment qui tente d ?affranchir toutes les contraintes possibles .

- Samedi soir, Dimanche matin, Karel Reisz grande bretagne1960 89 ?, fict, À Notthingam, en Angleterre, un ouvrier mécontent de son sort se compromet avec une femme mariée.
- A taste of honey, Tony Richardson, 1961, GB, 100 ?, fict., Jo enceinte d’un marin noir. quitte sa maison pour vivre avec un homosexuel.

Survivre à tout prix

- Le cahier, Hana Makhmalbaf, 2007, Iran, 1h21, fict., Sous le régime des talibans, dune petite fille de 6 ans, se met en tête d ?aller à l’école, quitte à braver tous les dangers.

- Rosetta, Jean-Pierre et Luc Dardenne,1998 Belgique, 1h30, fici., Rosetta mène tous les jours une guerre sans relâche.pour trouver du travail.

- Les tortues volent aussi, Bahman Ghobadi, 2005, fic., Dans un village du Kurdistan irakien, La guerre s ?approche un garçon mutilé, en fait la prédiction ?

- La petite marchande de soleil, Djibril Mambety Diop, 1998, Sénégal, 43 ?, fict., L’histoire d’une jeune fille à mobilité réduite qui, pour survivre et ne plus faire la manche, cherche un travail

 ? RENCONTRE AVEC D’AUTRES COLLECTIFS

L ?événement du Cinémaligre 2010 fut sans nul doute l ?invitation et la venue d’un groupe de quarante musiciens romains, membres de la Titubanda, fanfare autogérée et ancrée dans la vie d ?un quartier de la capitale italienne, et active dans la vie politique en général. Cette rencontre, aussi artistique, humaine que citoyenne, a été déterminante pour le Cinémaligre, la Commune Libre d’Aligre et même le quartier d’Aligre et il nous paraît indispensable de réitérer l’expérience pour alimenter de part et d’autre, l’action et la réflexion autour de la vie de quartier, la réappropriation de l’espace et de la vie publiques par les habitants. Cette année, nous inviterons donc un ou deux collectifs « d ?ailleurs », qui comme cherche à le faire quotidiennement la Commune Libre d’Aligre, crée, agit, réunit pour faire vivre une réelle démocratie participative. Dans ce domaine aussi, nous avons constaté une recrudescence de collectifs « jeunes », réunis pour vivre autrement, proposer des alternatives au système marchand, liberticide et sécuritaire ambiant, comme l’ont démontré les manifestations un peu partout en Europe et très récemment au Maghreb. Le Cinémaligre offrira aussi cet espace-temps de rencontres qui laissera la place à la présentation de l’action et de la créativité de ces invités.

 ?LA CRÉATION ARTISTIQUE ORIGINALE

Le festival Cinémaligre est non seulement une programmation thématique de films, mais produit aussi, depuis ses débuts, des créations originales autour du cinéma. Ainsi, dès les deux 1ers Cinémaligre, furent présentés des ciné-concerts commandés pour l’occasion à des musiciens professionnels (« La Nouvelle Babylone » par le Surnatural Orchestra en 2005, un programme de films muets mis en musique par le « Love in Portofino Cineconcerto Grande Orchestra » dirigé par Baptiste Bouquin en 2006). Entièrement participatif depuis sa conception jusqu’à son organisation, le festival Cinémaligre veut aussi impliquer la population dans la création. Ainsi, la Commune Libre d’Aligre, sous le nom de « Navet Prod », produit chaque année un film court sur le thème du festival, film écrit, joué réalisé et monté par les membres de la Commune Libre d’Aligre.

 ? Un stage à destination des jeunes du quartier

Par ailleurs, des stages gratuits et ouverts à tous ont été mis en place à l’occasion des Cinémaligre 2007, 2008 et 2010 : le premier, dirigé par Surnatural Orchestra, pour la création d’un ciné-concert sur le film Entracte de René Clair, le second, dirigé par le comédien Dominique Collignon-Maurin, pour la postsynchronisation d’un montage original d’images cinématographiques. En 2010, ce sont les enfants qui ont été invités à participer à un stage de 5 jours animé par l’association Caméra etc., professionnels du film d’animation et de la pédagogie de l’image, pour réaliser un film d’animation qui a été présenté avec succès au cours de la séance enfant du festival. C’est, à chaque fois, une vingtaine de personnes, pour la plupart amateurs, qui participent gratuitement à ces stages animés par des professionnels, dont les coûts sont supportés par la Commune Libre d’Aligre. Les créations ont été présentées devant le public nombreux du Cinémaligre lors de séances exceptionnelles. Cette année, la Commune Libre d’Aligre souhaite mettre en place un stage de Vjing (video jocking) à destination des jeunes du quartier de 13 à 20 ans pour la création d’un spectacle Le VJing est un terme large qui désigne la performance visuelle en temps réel. Les caractéristiques du VJing sont la création ou la manipulation de l’image en temps réel via la médiation technologique et en direction d’un public, en synchronisation avec le son - musique, voix, bruits. Le VJing est en général associé à une autre performance artistique. Cela donne lieu à une performance multimedia qui peut inclure de la musique, des comédiens ou danseurs en même temps que de la vidéo live ou pré enregistrée. Encadrés par des artistes Vj ?s (vidéo-jockey), les jeunes participants s ?initieront aux techniques numériques pour ce type de création, au sample (ponction) et montage d’images, de sons et de musiques enregistrées ou live. Le stage se déroulera durant une semaine, ou bien pendant trois week-end en amont du festival. L’objectif est de réaliser un spectacle de Vjing d’une demi-heure à une heure sur la thématique du festival « roulez jeunesse- jeunesse rebelle » qui sera présenté au public lors de la soirée de clôture. Ce stage mêlant nouvelles technologies, images et musiques est particulièrement attractif pour un public jeune, outre la maîtrise d’une technique, il offrira aussi les moyens de mettre en avant et d’approfondir ses connaissances cinéphiliques (les images pourront être puisées dans les films proposés au cours du festival et d’autres tournées pour l’occasion) et musicale. Il est également possible de travailler avec certains des 20 musiciens de la Bandaligre, orchestre formé au sein de la Commune Libre d’Aligre, dans un dialogue improvisé d’images et de son. Le stage gratuit sera accessible à un groupe de 15 jeunes, recrutés dans le quartier par affichage et communication orale, nous diffuserons aussi la mise en place de ce stage auprès de structures spécialisées du quartier : collèges, lycées, écoles de cinéma, conservatoires, écoles et studios de musique, club de prévention Soleil, centre social relais 59, association le Refuge, foyer de jeunes travailleurs de la rue Beccaria etc. Cette activité exceptionnelle tournée vers la jeunesse, à laquelle nous tenons beaucoup, nécessite un effort budgétaire plus important que l’an passé, et donc un soutien financier particulier des pouvoirs publics. En effet, ce projet, qui suppose l’intervention de formateurs professionnels, nécessite un financement propre.

 ? L’appel à création

Comme chaque année nous appelons chaque habitant-créateur à s’exprimer en images et en liberté autour du thème du festival. Nous lançons ainsi à nouveau un appel à création de films courts. Les films ainsi réalisés seront projetés en début de chaque séance et donneront lieu à un vote du public. Ainsi les spectateurs désigneront les heureux lauréats du Cinémaligre qui recevront le Maillot d’Or (sculpture créée pour le Cinémaligre par Philippe Maillot, artiste d’Aligre) ou l’une des productions géantes du jardin collectif du quartier d’Aligre. Pour continuer l’expérience des derniers festivals, nous élargissons cette année encore l’appel à création à toutes images (collage, photos, peintures, affiches ?) produites par des habitants du quartier. Ces images seront exposées sur le site du festival.

 ? Les expositions

Chaque année, nous organisons des expositions sur le thème du festival qui occupent les espaces disponibles sur le site, mais peuvent également être accueillies dans d’autres lieux du quartier, comme le café associatif « La Commune », chez les commerçants, et pourquoi pas, être l’objet d’un partenariat particulier avec la Maison des Ensembles qui aura débuté ses activités au moment du festival. Nous avons, d’une part l’intention de faire appel à des artistes du quartier. Les oeuvres issues de D ?autre part, l’Atelier Populaire d ?Affiches Locales, atelier de sérigraphie animée par la commune Libre d’Aligre, au sein de la Maison des Ensembles et ouvert gratuitement à tous, travaillera dés mars 2011 à la production d’affiches sur le thème « roulez jeunesse » en vue d’une campagne d’affichage massive de réalisations diverses dans le quartier au moment du festival et d ?une exposition à la Commune et à la Maison des Ensembles.

 ? UN FESTIVAL FESTIF ET CONVIVIAL

 ? Les repas, moments de rencontres et de fête

Le temps des repas est un moment convivial et festif. L’espace de restauration, installé à côté du chapiteau de projection, permet aux participants de se rencontrer, prolonger les débats en salle. Nous utiliserons à nouveau les gobelets réutilisables Eco-Cup adoptés en 2009, et nous envisageons d’étendre ce principe de vaisselle réutilisable avec l’acquisition d’assiettes et de couverts. Nous mettrons en place un poste de vaisselle à disposition des participants. Nous allons poursuivre, avec les repas servis, la sensibilisation sur les questions d’alimentation, de consommation d’énergies et d’environnement, ou de solidarité nord/sud et nous privilégierons des repas bios, de saisons ou de proximité. De nombreux habitants du quartier s’inscrivent au café associatif pour prendre en charge bénévolement la préparation des repas. Nous allons, pour le festival, inviter les habitants d’Aligre à s’impliquer de la même façon. La préparation des repas devient ainsi occasion de rencontres. Nous espérons pouvoir prolonger le partenariat avec l’association Slow Food qui a pour vocation, entre autres, de s ?opposer à la standardisation des goûts imposés par les multinationales de l’alimentaire et de la restauration. Bien entendu, la buvette participera à l’animation du site. Elle contribue largement au financement du festival, puisque qu’elle est alimentée par les dons des commerçants d’Aligre.

 ? Le ciné goûter

Devenu un moment fort du festival, le ciné-goûter est un programme spécifique adapté aux enfants composé de films courts. Grâce à la participation des commerçants du quartier, un goûter festif est offert.

 ? L’animation musicale et le grand bal de clôture La musique est un élément incontournable de l’animation festive du quartier qui accompagne les projections. Elle sera présente pour les temps forts du festival, soirée d’ouverture que nous voulons au coeur du quartier, sur la Place d’Aligre et pour la séance de clôture. Nous avons entre autres le projet d’inviter une fanfare et les choeurs « les Tomates Rebelles » qui animeront des moments du festival.

Le bal populaire qui clôture le festival depuis l’édition 2009 est un grand moment de fête et de convivialité. De nombreux habitants qui ne fréquentent pas forcément les projections, attirés par le cadre, l’ambiance et la chaleur musicale, viennent participer à la soirée. Dès la fin de la soirée, nombreux sont les habitants d’Aligre qui ont souhaité le renouvellement de l’événement. Cependant, il est nécessaire d’appuyer la Commune Libre d’Aligre pour obtenir une autorisation jusqu’à minuit pour cette soirée du dimanche 18 septembre.

Enfin, nous prévoyons de renouveler notre partenariat avec le « Balting ?Théâtre », bal parquet traditionnel qui nous offre un décor idéal pour un tel événement et nous allons rechercher un groupe musical festif proche du public.

 ?LE CINEMALIGRE EN PRATIQUE

 ? Organisation

- L ?édition 2011 du Cinémaligre se déroulera du 15 au 18 septembre 2011
- Les projections auront lieu sous un chapiteau installé sur le terrain d’Education Physique du 7, rue d’Aligre. Le chapiteau y sera installé du mardi 13 septembre au lundi 19 Septembre 2011. Des projections parallèles auront lieu à la Maison des Ensembles, vendredi 16 et samedi 17 septembre, et au café associatif « La Commune » le dimanche 18 septembre.
- Nous serons présents sur la place d’Aligre avec une ou deux projections en plein air.

 ? Partenariats

Les partenaires financiers :  ? Mairie du 12e.  ? Mairie de Paris.  ? Conseil de quartier Aligre / Gare de Lyon.  ? Commerçants du quartier d’Aligre : Groupe Dadoun, Bottle Shop, Le Baron Rouge ? Autres partenaires  ? Loca-images.  ? Le forum des images.  ? Slow Food.  ? AMAP Patat ?12  ? L’association Soleil  ? Maison des Ensembles/Ligue de l’Enseignement

 ? Contacts

Cinémaligre, Café Associatif La commune, 3 Rue d’Aligre 75012 Paris 01 43 41 20 55 cinemaligre@cl-aligre.org Site Internet : http://www.cl-aligre.org/ , rubrique Cinémaligre Cinémaligre 2011 p 14

BUDGET PREVISIONNEL 2011

Le budget prévisionnel du Festival Cinémaligre 2011 se caractérise, au-delà du financement logistique incontournable, par des besoins particuliers :

 ? Droits sur les films : la volonté de privilégier les films de fiction devrait entraîner une augmentation importante des droits sur les films.

 ? Stage jeunes : Lors de la précédente édition, la commune Libre d’Aligre a pris le risque de financer sur ses fonds propres faute de subventions le stage de réalisation d’un film d’animation car il nous semblait nécessaire de faire participer activement les enfants à cette manifestation du quartier. Grâce à l’exceptionnelle fréquentation du festival et aux recettes générées par la buvette et les repas, nous avons à grand peine équilibré notre budget. Cette année, avec en thématique la jeunesse, il est indispensable de faire participer la tranche d ?âge délicate des adolescents et jeunes adultes au festival par le biais d’un stage de création. Le stage de « vjing », particulièrement adapté, sera encadré d’artistes professionnels et donc nécessitera un financement spécifique pour lequel nous devons être soutenu cette année.

 ? Spectacle vivant : Pour que le Cinémaligre soit un événement festif, la musique est incontournable. Nous faisons appel à des groupes de musiciens professionnels de qualité, parfois nombreux, que nous rémunérons, pour le grand bal populaire qui clôturera le festival. Nous encourageons aussi depuis les premiers Cinémaligre la pratique amateur.

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